Faire en sorte que le Canada respecte ses engagements en matière de développement durable



 Télécharger

Le Canada est souvent reconnu comme un intendant en matière d’environnement à certains égards, mais son rendement concernant l’indice des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies est inégal. Le Canada occupe le 11e rang sur 34 pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Le Canada présente des faiblesses en ce qui
concerne les émissions de gaz à effet de serre, les émissions de dioxyde de carbone provenant de la production d’énergie, l’intensité énergétique primaire et la consommation de matières domestiques. Il faudra des efforts concertés et des percées importantes pour respecter nos engagements dans ces domaines.

Les consommateurs canadiens peuvent-ils aider à rendre la chaîne d’approvisionnement des produits plus verte et plus durable? L’équipe de Canada au-delà de 150 sur les Objectifs de développement durable des Nations Unies est d’avis que les nouvelles technologies pourraient aider grâce à l’écoétiquetage.

Étiquettes écologiques fiables établies en fonction des données

L’équipe a proposé d’insuffler une nouvelle dynamique au système d’écoétiquetage canadien. Plutôt que d’avoir recours à un système d’étiquetage dans lequel certains produits comportent un sceau et d’autres non, une note pourrait être attribuée aux produits de consommation. Les notes pourraient être basées sur des données tirées des points clés du cycle de production, notamment l’extraction, la fabrication, la distribution, l’utilisation par le consommateur et l’élimination.

Les nouvelles technologies et les technologies émergentes appuieraient le processus d’élaboration des étiquettes. Les capteurs et les appareils de l’Internet des objets peuvent recueillir des données plus facilement et à moindre coût dans l’ensemble du développement des produits et de la chaîne d’approvisionnement. Il pourrait être possible de transmettre les données et d’assurer leur suivi au moyen des technologies des chaînes de blocs. Les algorithmes d’apprentissage machine pourraient contribuer à interpréter les données et à générer des notes qui pourraient être modifiées au fil du temps.

Le système communiquerait de l’information aux consommateurs de manière simple et conviviale, au moyen de points attribués aux produits pour le respect des critères de recyclabilité et d’emballage, ce qui permettrait ainsi aux consommateurs de les comparer. Même les intervenants à notre événement de Canada au-delà de 150 ont constaté qu’il était difficile à l’heure actuelle de faire des choix éclairés en fonction de déclarations imprimées sur les étiquettes d’aliments emballés et de produits d’entretien. De meilleures notes permettraient aux consommateurs d’inciter les producteurs à effectuer des améliorations continues tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Les consommateurs soucieux de l’environnement pourraient prendre des décisions d’achat éclairées en fonction de données et de critères réels. Les entreprises pourraient examiner leurs processus de production et les adapter en vue d’améliorer la notation de leurs produits. Les responsables du programme pourraient élaborer des critères de produit clairs et des objectifs mesurables, ce qui permettrait au Canada de mieux respecter ses engagements en matière d’ODD.

Ancienne conception, nouvelle approche

Le gouvernement fédéral est particulièrement bien placé pour être le chef de file dans ce domaine. Il peut réunir les provinces et territoires et collaborer avec ceux-ci ainsi qu’avec les universitaires, les industries, les citoyens, les partenaires et les organisations du commerce international. Un programme dirigé par le gouvernement fédéral offre les avantages d’adopter une approche unique et cohérente à l’échelle du pays. Il pourrait prévoir et résoudre les défis se rapportant à la mise en œuvre, à la transparence et à la protection des droits de propriété intellectuelle. D’autre part, les initiatives menées par divers gouvernements sous-nationaux pourraient créer un ensemble de normes disparates, des obstacles au commerce interprovincial et des coûts plus élevés pour les entreprises.

Feu vert pour une étiquette écologique

La création d’un système complet d’écoétiquetage ne sera pas chose facile et entraînera des défis logistiques, administratifs, technologiques et économiques. La soif de marchandises produites de manière plus durable et plus efficace est plus grande que jamais. Les technologies de soutien ont gagné le marché du grand public, et le gouvernement fédéral a les moyens de développer un programme national qui permettra aux Canadiens et aux entreprises d’adopter les solutions plus durables en matière de produits et services.

 

Lisez le rapport complet de l’équipe