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Tag: inclusion socio-économique

Mon futur travail


C’était le troisième jour d’un atelier qui semblait interminable, et j’étais épuisée. Nous étions tous épuisés. Toutefois, il régnait un sentiment d’exalte, d’euphorie dans la pièce. Les trois équipes d’inclusion socioéconomique étaient rassemblées pour raffiner nos défis en matière de politique et les occasions, échangeaient des idées ayant pris forme grâce à notre expertise et nos intérêts individuels, et débattaient de façon respectueuse des questions litigieuses lorsque l’idée m’est venue : le travail, ça pourrait être ça. Ceci était du travail : s’impliquer dans la pensée critique profonde, se mettre au défi soi-même et les autres, contester les questions, et tenter de trouver des réponses.

Je suis allée à Winnipeg pour plonger dans le futur du travail, et j’ai fini par avoir une vision très claire de ce à quoi, j’espère, ressemblera mon futur travail : bâtir un réseau de connexions avec des collègues des plus inspirants, échangeant ouvertement diverses perspectives, tout en ayant la liberté d’exprimer les désaccords, et un endroit où les rires sont toujours bienvenus. Nous sommes embarqués dans ce programme en tant qu’individus provenant du gouvernement du Canada, ayant des expériences de vie et de travail variées, et nous nous sommes rassemblés en une équipe, sans hiérarchie et sans prétention. Nous avons abordé les problèmes d’une façon qu’aucun d’entre nous n’aurait pu le faire sans l’aide des autres ou en travaillant en silo au sein de nos agences et ministères respectifs.

Je reconnais maintenant ce que je constatais. Un des premiers signaux faibles qu’a soulevé un des collègues de Canada au-delà de 150 concerne l’évolution des notions de diversité et d’inclusion. Alors que les baby-boomers et la génération X voient la diversité comme étant la représentation et la protection égales sans égard au genre, à la race, à la religion, ou à l’ethnicité (parmi d’autres facteurs d’identité), pour les millénaires, la diversité constitue l’intégration d’une myriade d’expériences, de perspectives et d’antécédents différents, et les mettre en commun afin de résoudre un problème en particulier. Et là où les générations précédentes voient l’inclusion comme une obligation morale de faire de la place pour divers individus dans un milieu de travail, aux yeux des millénaires, l’inclusion constitue un concept beaucoup plus actif. Aux yeux de cette génération, l’inclusion signifie un environnement de travail ouvert qui met en valeur différentes idées et perspectives, et qui les intègre. De plus, les millénaires savent que ces formes de diversité et d’inclusion ont des impacts positifs sur une organisation.

Il s’agit peut-être de la meilleure perspective que j’ai acquise lors de ma participation à ce programme jusqu’à maintenant. Le travail, ça peut être ça. Le travail, ça devrait être ça. Ce que nous pouvons accomplir lorsque nous accordons réellement de la valeur à diversité et à l’inclusion, lorsque nous travaillons de façon active pour faire ressortir des perspectives variées, ce n’est pas seulement étonnant, c’est beau.

Collectionneuse de merveilles

Et curieuse jusqu’à l’os

Je suis composée d’histoires

Canada au-delà de 150 - Blog