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Expliquer les impondérables : expérience de mobilisation


En tant que comptable et auditrice, mon univers est constitué de règles, de feuilles de route et de données quantifiables et mesurables. Canada au-delà de 150, cependant, ne m’a donné aucune orientation claire; ce projet m’a simplement offert un grand terrain de jeu. Dire que je ne me sentais pas à l’aise au début du projet serait un euphémisme; je ne savais pas quel outil utiliser ou tester sur ce nouveau terrain de jeu. Au départ, cela semblait être le pire cauchemar d’un comptable. Toutefois, je me suis rapidement rendu compte que Canada au-delà de 150 m’offrait une nouvelle plateforme d’interaction et d’engagement.

Pendant la phase d’engagement des parties prenantes,  j’ai associé mon expérience comptable aux nouveaux outils de politique que Canada au-delà de 150 mettait à ma disposition. En tant que membre de L’alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance, je participe chaque année à la #CAEH, une conférence qui fournit aux participants les outils et la formation dont ils ont besoin pour mettre fin à l’itinérance dans leur communauté. La conférence encourage la présentation d’idées locales en invitant des experts, des militants, et des personnes souhaitant partager leur vécu à présenter et à suivre des séminaires afin de favoriser le dialogue et la recherche de solutions. J’ai donc pensé qu’il serait intéressant de poser des questions s’inscrivant dans le cadre de Canada au-delà de 150 sur l’accessibilité à la technologie et au logement lors de la #CAEH2017. L’équipe des objectifs de développement durable (ODD) a rédigé les questions et nous les avons présentées aux organisateurs de la conférence qui nous ont immédiatement indiqué que nous n’obtiendrions peut-être pas de réponses à nos questions en raison de la manière dont elles étaient formulées. Finalement, ils nous ont conseillé des tournures plus appropriées pour inciter les groupes ciblés à répondre à nos questions. Le sondage a été présenté sans contrepartie offerte, mais nous avons quand même reçu des réponses qui ont apporté une valeur ajoutée du point de vue de la diversité et de l’intégration.

Cet exercice m’a appris à prendre des risques, à faire preuve d’ouverture et à entamer rapidement le dialogue afin de gagner en efficacité. J’essaierai désormais toujours d’obtenir plus de rétroaction des personnes qui travaillent dans ce domaine, car cela donne aux communautés locales la force de générer des idées novatrices. Cette expérience ainsi que Canada au-delà de 150 m’ont appris à considérer l’intégration et la mobilisation des intervenants comme des éléments incontournables de mon approche pour concevoir des politiques et trouver des solutions liées à nos processus. Selon moi, nous avons besoin que les citoyens s’investissent plus directement dans le processus d’élaboration des politiques. Le fait de travailler avec un groupe de personnes provenant de différents ministères au sein de l’équipe des ODD a prouvé que la collaboration interministérielle pouvait générer des solutions plus puissantes et que la structure de groupes de travail comme l’équipe de Canada au-delà de 150 contribuait à éliminer le cloisonnement administratif au sein du gouvernement et des ministères.

Reshmeena Lalani, CPA, CA, est une comptable qui nourrit un vif intérêt pour la politique publique. Avant de se joindre à la fonction publique en 2014, elle a été au service de KPMG et de PricewaterhouseCoopers. Afficher la suite »

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