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Vivre. Gazouiller. Apprendre.


Ce matin-là n’était pas différent des autres matins au bureau, sauf pour une chose. J’étais assise à siroter mon café, à répondre aux courriels et à effectuer mon travail quotidien, lorsqu’un flux de notifications Twitter a illuminé mon écran. Je me demandais bien ce que j’avais pu publier pour éventuellement susciter autant d’intérêt. N’ayant jamais publié de messages sur Twitter au travail, j’appréhendais un peu de vérifier mes messages par crainte de tomber dans une faille spatio-temporelle. Mais je l’ai fait et je me suis rapidement rendu compte que le flux concernait un gazouillis Canada au-delà de 150 que j’avais publié il y a quelques semaines alors que je travaillais avec mon groupe à Ottawa. Un gazouillis indiquant des bribes des idées qui avaient germé d’une conversation et qui étaient prises hors contexte, ce qui n’est pas tout à fait surprenant sur Twitter.

Nous avions travaillé tard à la suite d’un atelier d’une journée sur la narration et l’apprentissage de la contextualisation des conclusions de réflexion prospective et conceptuelle. L’équipe avait discuté d’activités expérientielles, dans l’espoir de nous plonger davantage dans les traditions autochtones lorsque notre groupe s’est rassemblé à Winnipeg puis à Ottawa. Cela découle du fait que le groupe pense que l’expérience doit être associée au dialogue afin d’amplifier les voix autochtones. À ce propos, les languettes adhésives (mentionnées dans mon gazouillis) étaient des possibilités supplémentaires pour le calendrier de dix mois déjà complet qui comprenait des conversations continues avec les peuples autochtones (Premières Nations, Métis, Inuits).

Lorsque j’ai passé en revue les gazouillis et réponses, je me suis mieux rendu compte de ce que cela pouvait signifier de ne pas être à l’aise avec le dialogue sur la réconciliation et de se conforter dans ce malaise. Cela m’a rappelé un bon mot que le sénateur Sinclair a partagé avec moi récemment, à savoir que la vraie réconciliation implique un certain malaise. Cette expérience m’a également fait sentir de façon très réelle et concrète comment les médias sociaux vous laissent complètement exposés et vulnérables. Pour ainsi dire, cela m’a permis de mieux comprendre le projet Canada au-delà de 150, son but et, la raison pour laquelle nous participons, la façon dont nous le faisons et avec qui nous le faisons. C’est un cadeau incroyable que d’avoir la chance de tout revoir de la case départ, d’examiner les anomalies et les lacunes, de reconnaître les voix potentiellement disparates, tout en laissant la place aux objectifs d’apprentissage et aux réalisations à ce jour. Je me réjouis à l’avance de rapporter tout ce que j’ai appris à mon groupe d’apprentissage et des futurs travaux de ce projet à mesure de son évolution.

Je suis une fière Canadienne, une mordue du bénévolat, une étudiante de cycle supérieur, une enseignante, une fonctionnaire, une mentore et une globetrotteuse qui chante dans sa douche et qui court les comédies musicales et les microbrasseries. Ayant pris une pause de mes études en doctorat en éducation et en théologie, je me consacre maintenant à l’enseignement occasionnel à long terme et à mon travail aux services de l’immigration et aux services ministériels de l’Agence des services frontaliers du Canada à l’aéroport international Pearson et je compte mener une longue carrière au sein de la fonction publique.

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