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Juillet 2017


De quoi est-il question au juste?

Un mot à l’intention des participants à l’initiative Canada au-delà de 150, d’un membre de l’équipe de conception du projet

Au moment où s’amorcent les travaux sur l’initiative Canada au-delà de 150, il est normal de vouloir que vos efforts visent un produit final. En tant que participants à une initiative d’élaboration de politiques, vous pourriez raisonnablement vous poser les questions suivantes : S’agit-il de créer une nouvelle politique ou un nouveau programme? S’agit-il d’élaborer un nouvel outil pour aider le gouvernement du Canada à améliorer la prestation de services? Ou s’agit-il de quelque chose de tout autre auquel je n’ai pas encore réfléchi?

En tant que membre de l’équipe de planification de Canada au-delà de 150, je sais pertinemment que le projet vise à obtenir des résultats tout à fait réels et tangibles. Chacun de vous contribuera à mettre au point des prototypes de politiques que vous pourrez valider et peaufiner en collaboration avec des intervenants et des partenaires de la fonction publique et d’autres milieux. Au cours de ce processus, vous enrichirez vos connaissances sur les politiques, vous vous constituerez un guide nouveau et innovant de méthodes et d’approches et vous tisserez des liens durables avec ces intervenants et partenaires.

J’ajouterai que ce processus pourrait aussi donner un bon nombre de résultats intangibles. Ces résultats, bien que nous ne puissions pas les prévoir à proprement parler, contribueront tout de même à un changement de culture, à un accroissement de la capacité de la communauté des politiques et à un meilleur rendement au profit des Canadiens.

Afin de mieux comprendre mon point de vue, je vous demanderai de vous reporter en 2010, peu de temps après qu’a été publié le sommaire du projet canada@150 (le prédécesseur de Canada au-delà de 150), document j’ai trouvé exactement comme il se devait et juste au bon moment.

« En tant que membre de l’équipe de planification de Canada au-delà de 150, je sais pertinemment que le projet vise à obtenir des résultats tout à fait réels et tangibles. »

À l’époque, je vivais à Boston où je poursuivais depuis un certain temps des études supérieures en philosophie au Boston College. J’avais besoin d’un changement? Je voulais faire carrière dans un domaine où je pouvais mettre à profit mes compétences en réflexion critique, en lecture et en rédaction. Je voulais améliorer les choses. Je souhaitais mettre mes talents au service du bien commun au Canada.

J’ai posé ma candidature au programme de Recrutement de leaders en politiques, une initiative prometteuse qui vise à recruter des professionnels ayant diverses réalisations et expériences à des postes de niveau intermédiaire et de haute direction au sein du gouvernement du Canada. Inutile de vous dire que j’ai été attiré par le fait que le programme insistait sur « diverses réalisations et expériences », car la philosophie universitaire présente peu d’intérêt pour la plupart des autres cadres professionnels.

Étonnamment et, selon moi, miraculeusement, j’ai été convié à l’entrevue. Je savais que ce serait difficile. Je savais que je devais approfondir mes connaissances des enjeux, des défis et des solutions de politique. Le problème était que j’avais consacré mon temps à la Grèce antique et à l’Allemagne moderne. Je n’avais aucune connaissance des enjeux de politique publique courants et j’avais à peine trois semaines pour me préparer. Que pouvais-je faire?

Je me suis tournée vers canada@150. Après une rapide recherche, j’ai trouvé la page d’accueil du sommaire, une mine de renseignements sur la réflexion et les recommandations en matière de politique. Comment le Canada peut-il rivaliser dans un monde de plus en plus multipolaire? Il y a un document à ce sujet. Quel est l’avenir de la politique pour l’Arctique et quelles sont les possibilités du Canada dans cette région et quels défis doit-il surmonter? Il y a un document de politique à ce sujet. Comment peut-on repenser les cinq villes canadiennes les plus populeuses, où vivent plus de 60 % des Canadiens, pour qu’elles soient plus viables et efficaces? Il y a également un document de politique approfondi à ce sujet.

« Les participants à canada@150 auraient-ils pu prévoir un tel résultat? C’est peu probable! Toutefois, leurs efforts ont eu des répercussions importantes sur ma carrière, ainsi que sur bien d’autres avancées dans le milieu des politiques d’aujourd’hui. »

canada@150 m’a fourni la feuille de route pour réfléchir à ces enjeux et à d’autres questions. La réflexion et l’élaboration de politiques qu’a permises ce projet ont été essentielles à la préparation de mon entrevue. Cette entrevue a été dure, en fait, ce fut la plus difficile de ma vie. Mais lorsqu’on m’a demandé de présenter à un sous-ministre un bref plaidoyer sur un enjeu de politique de mon choix, j’étais en possession de mes moyens. J’ai réussi l’entrevue et j’ai intégré la fonction publique en septembre 2011.

Les participants à canada@150 auraient-ils pu prévoir un tel résultat? C’est peu probable! Toutefois, leurs efforts ont eu des répercussions importantes sur ma carrière, ainsi que sur bien d’autres avancées dans le milieu des politiques d’aujourd’hui. Les documents mentionnés ci-dessus sur la politique pour l’Arctique, sur les municipalités et sur le Canada dans un monde multipolaire ont constitué un geste vers ce qui est devenu le renouvellement des stratégies concernant l’Arctique, l’infrastructure et le commerce. Bien que de façon plus intangible, le document canada@150 sur la fonction publique a lui aussi préparé le terrain en vue de ce qui allait devenir Objectif 2020. De plus, l’utilisation des wikis en ligne de canada@150 (je sais que ça semble tellement dépassé aujourd’hui) a inspiré la création de l’ensemble d’outilsGC.

Je soutiens qu’il est impossible de prévoir à proprement parler de tels résultats. Bien entendu, nous avons des objectifs à atteindre et des jalons à franchir. Bien sûr que nous avons une base de référence pour mesurer les effets qu’auront ces résultats. Mais ces indicateurs ne peuvent pas prendre la pleine mesure de ce que vous ferez et des effets que vous aurez. Beaucoup des résultats et des produits de votre travail évolueront sous la surface. Ils deviendront visibles peu à peu. Mais ils seront tout de même essentiels.

Ces effets ricochets sous la surface, ces effets domino dans les coulisses, peuvent être tout aussi importants que les résultats tangibles que donnera Canada au-delà de 150. Au fil du temps, ils auront un impact réel sur le Canada et les Canadiens, et apporteront des avantages concrets à la fonction publique. Je vous invite à être ouverts à leur potentiel et à tirer le meilleur parti possible de cette expérience. Vous ne savez jamais tout à fait ce qui en résultera.


Les médias sociaux pour les fonctionnaires


Les médias sociaux sont un écosystème en constante évolution qui devient de plus en plus important sur les plans du réseautage, du perfectionnement professionnel et de la croissance personnelle. Ils ont changé la donne pour moi en ce qui touche ma carrière dans la fonction publique, puisqu’ils m’ont aidée à comprendre que j’ai des collègues à l’extérieur de ma petite unité de travail de l’Île du Prince Édouard qui sont désireux d’apporter leur contribution dans la fonction publique. Je n’aurais pas pu entrer en contact avec un si grand nombre de collègues du gouvernement du Canada ni apprendre d’eux n’eût été des médias sociaux, qui ont éliminé comme par enchantement les frontières séparant les ministères et les régions.

Au moment où vous vous lancez dans le projet Canada au delà de 150, je vous encourage fortement à devenir des ambassadeurs des médias sociaux. Profitez de cette occasion unique pour vous familiariser avec les médias sociaux et pour faire du réseautage avec des experts et des personnes qui travaillent à l’extérieur du gouvernement. Discutez de votre expérience avec des collègues avec qui vous collaborerez, innoverez, échangerez et travaillerez de façon intelligente, et non seulement dans votre organisation ou votre région. Votre engagement et vos efforts contribueront à façonner et à préparer la fonction publique pour le milieu de travail du futur.

« Discutez de votre expérience avec des collègues avec qui vous collaborerez, innoverez, échangerez et travaillerez de façon intelligente, et non seulement dans votre organisation ou votre région. »

Toutefois, en tant que fonctionnaire, je reconnais qu’il est parfois difficile de percevoir la limite des médias sociaux et d’éviter de la franchir dans vos activités d’échange et de réseautage. Afin de vous aider à reconnaître cette limite, j’ai dressé une liste générale des choses à faire et à ne pas faire en me fondant sur mon expérience en tant que fonctionnaire qui utilise les médias sociaux.

Montrez (davantage) votre côté humain

La nature publique des réseaux sociaux peut effrayer les fonctionnaires et les empêcher d’échanger sur des sujets qui ne touchent pas le travail. Toutefois, personne n’apprendra à vous connaître si vous n’abordez que des sujets professionnels. Au bout du compte, les gens veulent collaborer avec d’autres personnes; c’est pourquoi rien ne devrait vous empêcher d’être vous même en ligne (tout en restant prudent).

Imaginez que vous êtes à une réunion et que des collègues se joignent à vous. Vous aborderez sans doute divers sujets, notamment ce que vous avez fait au cours de la fin de semaine, un nouveau restaurant où vous avez mangé, un passe temps ou une émission de télévision. Les réseaux sociaux devraient fonctionner exactement de la même façon. Les meilleurs profils en ligne appartiennent à des personnes authentiques et honnêtes qui mettent l’accent sur ce qui les distingue et sur ce qu’elles ont à offrir. Le fait d’associer vos traits de caractère à votre marque personnelle vous rend plus mémorable aux yeux de vos pairs qui utilisent les réseaux sociaux.

Adoptez une formule équilibrée

Votre marque en ligne devrait être à la fois personnelle et professionnelle. Si vous réussissez à trouver l’équilibre, votre marque et les liens que vous établirez seront plus forts. Ma propre formule est la suivante : le tiers de mon contenu provient de moi même, un autre tiers provient d’autres personnes et le dernier tiers consiste en des rapports personnels, c’est à dire en publiant du contenu qui m’est important et qui revêt un intérêt pour les autres.

« En fin de compte, les médias sociaux servent à engager des conversations, à échanger sur des intérêts communs et à nouer des liens. Soyez naturel et authentique, faites preuve de délicatesse et utilisez votre bon sens. »

Je vous encourage à trouver votre propre équilibre entre le contenu professionnel et personnel; sachez toutefois qu’il est préférable de ne pas créer des comptes multiples sur la même plate forme. Cela pourrait créer de la confusion chez vos contacts en ligne, qui pourraient juger que votre marque est incohérente. Les choses que vous ne voulez pas que vos collègues sachent ne devraient pas se retrouver sur le Web. En fin de compte, les médias sociaux servent à engager des conversations, à échanger sur des intérêts communs et à nouer des liens. Soyez naturel et authentique, faites preuve de délicatesse et utilisez votre bon sens.

Réfléchissez bien avant de publier un message

Lorsque vous publiez des messages, n’oubliez pas que vos commentaires sont publics et que le monde entier peut les voir. Vos commentaires en ligne devraient être les mêmes que ceux que vous formuleriez pendant une réunion ou une pause café, ou encore dans le cadre d’un forum public. Ayez à l’esprit que toutes les personnes que vous rencontrez peuvent lire absolument tout ce que vous publiez sur les médias sociaux, parfois même les messages que vous avez supprimés.

En règle générale, il y a certaines choses dont vous ne devriez pas parler sur les médias sociaux. Ne vous plaignez pas au sujet de vos collègues, de vos clients ou de votre employeur. Par ailleurs, je préfère m’abstenir de discuter de religion ou de politique. Enfin, il va sans dire que vous devriez éviter de discuter d’activités illicites.

Obligation de loyauté envers l’employeur

Faites preuve de clarté et de transparence en précisant que vos opinions n’appartiennent qu’à vous et n’oubliez pas que votre obligation de loyauté envers votre employeur s’applique en tout temps. Cette règle s’applique aux employés de tous les secteurs d’activité, et pas seulement aux fonctionnaires. Par exemple, si vous travaillez pour une entreprise du secteur privé ou un organisme sans but lucratif, vous représentez votre organisation, et si vous, en tant qu’employé, ne soutenez pas les programmes et les services offerts par l’organisation, pourquoi le public les soutiendrait il?

En tant que fonctionnaires, nous devons nous abstenir de critiquer publiquement notre organisation; nous devons trouver un équilibre entre la liberté d’expression et la loyauté envers notre employeur. Posez vous la question suivante : voudriez vous que votre gestionnaire voie votre message? Mieux encore, voudriez vous que votre message soit publié sur la première page du Globe and Mail?

« J’aime bien avoir l’occasion de discuter avec [mes relations virtuelles] en utilisant plus de 140 caractères. »

Il n’y a rien de mieux que de rencontrer ses relations virtuelles en personne

Prenez le temps de rencontrer vos relations virtuelles en personne. À mon avis, rien ne vaut mieux que les rapports en personne. Quand je me déplace, je lance une invitation à mes relations virtuelles pour les rencontrer en personne, et quant à celles que j’ai déjà rencontrées, j’aime bien avoir l’occasion de discuter avec elles en utilisant plus de 140 caractères.

Ressources supplémentaires

Pour obtenir d’autres conseils, consultez la vidéo Les médias sociaux au travail, adaptée par Transports Canada et inspirée d’une vidéo semblable produite par le gouvernement de l’Australie. Le Conseil du Trésor a également mis au point un document infographique intitulé Les médias sociaux au sein du GC pour vous aider à mieux comprendre la différence entre les comptes de médias sociaux officiels, professionnels et personnels.

Enfin, si vous ne vous êtes pas encore aventuré dans le monde virtuel, suivez ces conseils et lancez vous dès aujourd’hui; vous ne serez pas déçu.

Au plaisir de vous rencontrer en ligne!

Juin 2017


Bienvenue à tous les participants, de la part de Jodi Leblanc, une ancienne de canada@150


De gauche à droite : Kate Hoye, Jodi LeBlanc, Isabelle Mondou lors de l'événement de lancement Canada au-delà de 150.

Il y a neuf ans, Jodi Leblanc réparait des ordinateurs et travaillait pour la division des technologies de l’information, à Anciens combattants Canada lorsqu’elle a été sélectionnée pour participer à la précédente initiative de Canada au-delà de 150, canada@150. À cette étape de sa carrière, elle admet qu’elle ne comprenait pas très bien que le gouvernement était un système constitué de ministères, de sociétés d’État et de collectivités fonctionnelles. Participer à canada@150 allait changer cela.

« Ça a changé ma façon de voir le gouvernement du Canada. J’étais liée à 150 collègues engagés à travers le Canada. Cette expérience a renforcé mon réseau et l’importance accordée à la collaboration entre les régions et les ministères. Il n’y a aucune limite à ce que l’on peut faire lorsqu’on travaille avec passion pour la fonction publique. »

Aujourd’hui, Mme Leblanc est gestionnaire régionale pour la Communauté nationale des gestionnaires, dans la région de l’Atlantique. Elle collabore étroitement avec l’École de la fonction publique du Canada pour concevoir et promouvoir des possibilités d’apprentissage et de développement pour les gestionnaires.

Le projet canada@150 a été sa première expérience dans le domaine de l’élaboration de politiques. Son travail avec les autres participants et les facilitateurs du projet lui a permis de comprendre la relation étroite entre les politiques gouvernementales générales et son travail dans les domaines de l’élaboration de programmes, des ressources humaines et des technologies de l’information.

Toutefois, elle admet n’avoir jamais suivi la voie des politiques. Elle dit que les outils expérimentaux pour analyser les politiques, tels que la prédiction, l’ont aidée à voir une vue d’ensemble; à comprendre comment réparer des ordinateurs pouvait avoir un effet sur les Canadiens. Mme Leblanc confirme aussi que canada@150 a beaucoup influencé son cheminement de carrière. L’expérience l’a passionnée pour la fonction publique, d’une manière telle qu’elle s’est mise à se surpasser. Elle a compris l’importance d’entretenir un réseau de fonctionnaires, à la fois en ligne et en personne. Cela l’a inspirée à s’engager au-delà de son travail quotidien en devenant présidente du Réseau des jeunes fonctionnaires fédéraux, un réseau national comprenant 14 régions du Canada, en devenant ambassadrice des outils GC et en s’impliquant dans des initiatives pangouvernementales.

Lorsqu’on lui demande ce qu’elle a retiré de plus important de canada@150, Mme Leblanc met l’accent sur les relations solides qu’elle a bâties et qu’elle continue d’entretenir. Grâce à des rencontres virtuelles et en personnes, elle s’est engagée avec des mentors experts, des facilitateurs de projets et des cadres supérieurs du gouvernement, tout en continuant à collaborer étroitement avec un groupe talentueux de fonctionnaires provenant de partout au pays.

Aujourd’hui, elle parle encore avec de nombreux anciens de canada@150, a écrit trois articles dans GCpédia et continue de collaborer sur des initiatives conjointes liées aux événements et aux activités du gouvernement du Canada.

Jodi sera mentor pour le projet Canada au-delà de 150. Connectez-vous avec Jodi sur Twitter.